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Comprendre et pratiquer le Pretotyping

La méthode pour vous y aider

Dans un article intitulé Fast track to learning Design Thinking, Lean Startup, Agile, Pretotyping, and Design Sprint publié sur UX Planet, Jarl Rosenlykke développe de manière claire et concise les principes et objectifs de ces cinq méthodes innovantes.

Comme BrainsWatt est tout à fait en ligne avec ce récapitulatif hyper complet, nous avons décidé de vous en proposer ici une synthèse : cette semaine, nous vous présentons donc le Pretotyping.

Définition 

Conceptualisé par Alberto Savoia, premier directeur de ingénierie chez Google, le pretotyping consiste à trouver en premier lieu ce que les gens veulent, avant même de réfléchir à la faisabilité, à la viabilité où à la scalabilité du produit. Sa devise est la suivante : find the right it before building it right, qu’on pourrait traduire par “avant de le fabriquer, trouver le bon le ».

Son nom vient de le contraction de « pretending » et de « prototype », et signifie l’action de valider de manière économique et rapide les différentes hypothèses avant même de passer à la phase de prototypage.

  • Les deux temps et les trois actions-clés du prétotyping

Avant de passer à la phase du prototypage (tester la faisabilité, la viabilité et la scabilité), la phase du « prétotypage » analyse la désirabilité (= est-ce que les gens le veulent) en deux temps, appelés le niveau d’intérêt initial (initial level of interest, ILI) et le niveau d’intérêt continu (ongoing level of interset, OLI).

Lors de chacun de ces deux temps, trois activités sont mises en œuvre :

  • design et implémentation
  • tests et mesure
  • analyse des résultats et éventuels ajustements

Comme vous l’avez peut-être remarqué, on retrouve ici le « construit, mesure, apprends » du Lean Startup.

  • Les sept formes de test

Alberto Savoia propose sept idées qui permettent d’évaluer la désirabilité du produit de manière rapide et peu onéreuse :

  • Mechanical turk – Remplacer les machines complexes par des humains
  • Pinocchio – Construire une version non-fonctionnelle du produit
  • MVP – Créer une version fonctionnelle mais la réduire à ses fonctionnalités centrales
  • The Provincial  –  Avant  de lancer à l’international, faire un test sur un très petit échantillon
  • The Fake Door – Créer une fausse rubrique pour un produit qui n’existe encore sous aucune forme
  • The Pretend-to-Own  –  Avant d’investir dans l’achat de quoi que ce soit dont on a besoin, l’emprunter ou le louer pour commencer.
  • The Re-label  – Mettre une étiquette différente sur un produit existent qui ressemble au produit qu’on veut créer.

Jarl Rosenlykke décrit ces sept tests comme particulièrement pertinents et efficaces pour ôter toute incertitude lorsqu’on lui pitch une idée. Cela peut donc également être pertinent lorsqu’on prépare un pitch deck !

Pour en savoir plus sur l’art du pitch deck de startup

Conclusion

Le concept du « test first, ask later » développé par le pretotyping s’applique surtout dans les cas où l’on connait bien ses clients et où l’on a un problème défini. Il s’oppose en cela au Design Thinking, et se rapproche du Lean Startup, même s’il ne couvre quant à lui pas le process de A à Z mais uniquement la phase qui consiste à enlever au maximum l’incertitude en préfiguration du développement.

Les sept tests sont notamment une excellent moyen d’obtenir les réponses aux questions relatives aux utilisateurs : vont-ils l’utiliser ? Avec ce design ? Avec ces fonctionnalités ? L’acheter à ce prix ? Via ce canal ?…

Si vous désirez approfondir votre connaissance du pretotyping, l’ouvrage complet d’Alberto Savoia est très court (71 pages) et disponible gratuitement (en anglais).

Dans les épisodes précédents : le Design Thinking / le Lean Startup / les méthodes de développement agile / le Design Sprint.

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