Révolutionner la gestion des conflits sociaux

Posté par Julie Koffi le 25 avril 2019

 

 

Révolutionner la gestion des conflits sociaux

Et si Air France et le SNCF avaient fait appel à BrainsWatt pour résoudre leurs conflits sociaux, on aurait fait quoi ?

 

Air France et la SNCF ont récemment eu de nombreux problèmes de grève qui auront coûté très cher à l’entreprise et à la société. Alors on s’est posé une question un peu folle (ou en tout cas relevant aujourd’hui du fantasme) : et si Air France ou la SNCF nous avait confié la mission de résoudre leurs conflits, qu’aurions-nous fait chez BrainsWatt ?

 

Le constat

 

Figure 1 : dirigeants et syndicats cherchant un consensus

 

Dans le cas d’un conflit social, comme celui qui agite depuis plusieurs mois la SNCF et Air France, les dirigeants d’entreprise et les dirigeants syndicaux ne parviennent pas à trouver d’entente.

En l’absence de consensus, le conflit s’enlise et personne ne sort gagnant des négociations. Pour résumer, c’est le bordel.

 

Le « vrai » problème

 

Figure 2 : BrainsWatt se réjouissant de devoir résoudre un nouveau problème

 

Et si on observait la situation en faisant un pas de côté ? Souvent, dans ce type de conflit, l’échec des négociations ne vient pas de l’absence de solution mais d’un biais cognitif redoutable : l’engagement. En gros, une fois que l’on s’est engagé à quelque chose, et peu importe si finalement tout nous montre que c’était une mauvaise idée, on met tout en œuvre pour maintenir notre position et en plus, on la justifie coûte que coûte.

Résultat, les egos surchauffent et chacun campe sur ses positions, convaincu que s’il finit par gagner c’est que l’autre a perdu, et inversement. En théorie des jeux, on appelle cela un jeu à somme nulle.

 

Quelle solution alors ?

 

Chez BrainsWatt, nous avons l’habitude de mobiliser des parties prenantes avec des objectifs et attentes radicalement différentes et d’amener des équipes à trouver des solutions ensemble.

Dans le cas des conflits sociaux à très grande échelle, comme ceux qu’ont rencontré la SNCF et Air France, notre idée est de constituer plusieurs petits groupes mixtes et de les faire travailler chacun dans des salles différentes pour trouver la meilleure solution : une solution qui soit à la charnière des intérêts divergents, dans cette zone où chacun a à gagner et qu’il s’agit de trouver.

 

 

Dans cette méthode alternative, les différentes équipes s’affrontent pour trouver une solution en quelques jours qui serait acceptable pour toutes les parties prenantes (syndicats et dirigeants), dans un principe de coopétition.

 

 

Concrètement, on fait quoi ?

 

Figure 2 : BrainsWatt fabriquant sa recette de résolution de conflits

 

Dans cette entreprise, nous nous sommes inspirés des stratégies de résolution de conflits conseillés par le Program on Negotiation de la Harvard Law School ainsi que des principes développés par William Ury, directeur du Global Negotiation Project à la Harvard University : « Getting past No : Negotiating in difficult situations« .

Par ailleurs, nous avons souhaité faire appel à l’expertise d’une ancienne DRH d’un grand groupe français rompue à la manœuvre aux conflits syndicaux, qui a accepté de nous accompagner sur cette mission.

 

Fort de ces appuis, voici la méthode que nous avons imaginée :

 

Aspects pratiques

  • Format : Sprint
  • Durée : 5 à 8 jours
  • Nombre d’équipes : 4
  • Composition des équipes :
    • 3 à 4 représentants syndicaux (CGT, CFDT, FO, etc.)
    • 3 à 4 représentants de l’entreprise (RH, direction)
    • 1 facilitateur BrainsWatt

 

Que vont faire les équipes pendant 5 à 8 jours ? 

L’idée est de faire plancher les équipes pour trouver une ou plusieurs solutions acceptables par toutes les parties prenantes, en s’inspirant des méthodes de résolution de conflit évoquées plus haut.

 

Quelle équipe gagnera ? 

A l’issue de ce sprint, les équipes devront pitcher leurs solutions devant les collaborateurs, la direction et les différents syndicats. Ces derniers voteront pour l’idée qui est acceptable par tous.

 

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?

A votre avis, comment tester cette méthode ? Pensez-vous qu’il faille plutôt la proposer aux dirigeants, aux DRH, aux syndicats, aux fédérations ?

Ce projet nous tient à cœur et tous vos conseils sont les bienvenus, alors n’hésitez pas à commenter cet article ou à nous écrire. Et si vous êtes le patron d’Air France dites-le nous, on vous filera directement le portable du boss.

 

Figure 3 : Les équipes fêtant le nouvel accord d’entreprise.

En haut à droite : BrainsWatt, heureux d’avoir accompli sa mission

 

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