Les Nouvelles du Monde d'Après - Juillet 2022

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L’édito (pas si fictif)


En descendant du TGV à Marseille, je saute dans un TER pour Toulon. La gare Saint Charles, avec son immense toiture recouverte de panneaux solaires, est inondée du soleil d’été et génère toute l’énergie électrique nécessaire pour ses commerces, sa climatisation et ses panneaux d’affichage.

Alors que mon TER entre sans bruit en gare de Bandol, je jette un oeil aux éoliennes des environs, qui tournent à plein régime en ce jour de mistral, et aux centrales solaires installées partout sur les ombrières de parking, sur les toitures des magasins et bâtiments, sur les toits de toutes les maisons… Savoir que mon train circule grâce à cette énergie gracieusement donnée par le soleil, sans rejeter de CO2, me rend plus serein quant à l’avenir.

En quittant le train à Toulon, je marche vers le port pour prendre le bateau pour la Corse, où mon petit village perdu dans la montagne m’attend. Je me souviens : il n’y a pas si longtemps, le bateau était un grand ferry jaune crachant des nuages de fumée noire ultra polluante. Terminé tout ça !

Depuis que l’économie a basculé autour du vrai prix carbone des choses, ces ferries sont devenus très rapidement obsolètes face à une concurrence bien plus abordable car moins polluante. A la place de ces navires d’un autre âge, de majestueux ferries à voile, à l’impact carbone 90% inférieur, embarquent des milliers de passagers heureux des vacances qui, déjà, commencent dans un glissement discret, sans fumée, sans bruit de moteur…Certes, le trajet est un peu plus lent (une nuit et une journée) mais depuis longtemps, nous avons tous compris qu’aller toujours plus loin toujours plus vite était totalement vain, et incompatible avec les accords de Paris. Ralentir, profiter, observer les dauphins jouer dans le sillage du navire, prendre son temps : la transition écologique nous aura permis non seulement de sauvegarder la vie sur Terre, mais aussi de redécouvrir que le plus important n’est pas la destination, mais le voyage, rendu plus rare mais plus précieux.

-- retour à la réalité.

Bien évidemment, rien de tout ceci n’existe aujourd’hui et les vols Easy Jet pour la Corse sont pleins à craquer…mais est-ce vraiment un retour en arrière et une souffrance horrible que d’imaginer prendre un ferry à voile pour la Corse, pour une traversée un peu plus longue mais 90% moins impactante, et de se limiter au TGV au lieu de l’avion ? Je ne trouve pas…Bien au contraire ! Alors dans l’espoir qu’ensemble, nous arriverons à faire basculer l’économie vers un modèle plus durable, plus lent, plus local, plus frugal, je vous souhaite à tous de bonnes vacances et vous retrouverai avec plaisir ici même à la rentrée !


Nicolas Beretti






Le bras de fer de l’environnement avec les États-Unis

  • Ce jeudi 30 juin, la Cour Suprême des États-Unis a pris la décision de limiter les pouvoirs octroyés à L’Agence de protection de l’environnement (EPA), alors que celle-ci souhaitait mettre en place une régulation de l’utilisation du charbon.

  • Cette décision divise la scène politique américaine : alors que les conservateurs saluent la réduction du pouvoir accordé à l’EPA, les démocrates, eux, voient cette prise de décision comme une preuve du “recul dans la lutte contre le changement climatique”. Une situation d’autant plus critique que les États-Unis sont déjà très en retard sur le respect des objectifs fixés par l’Accord de Paris.

  • Ce désaccord sur les pouvoirs octroyés à l’EPA ne date pas d’hier. Le plan de limitation de l’émission de gaz à effet de serre aux États-Unis a été initié par Barack Obama en 2015 via le Clean Power Plan, donnant à l’EPA le pouvoir de mettre en œuvre des actions concrètes pour réduire entre autres la consommation de charbon dans le pays. Malheureusement, les pouvoirs de l’EPA ont été progressivement grignotées par les administrations successives.

  • Au-delà de la limitation de l’autorité de l’EPA, la Cour Suprême, on l’a vu, pourrait entreprendre dans les années à venir un détricotage massif des lois de protection des libertés et de l’environnement. Définitivement une mauvaise nouvelle pour la planète.

Source : Le Monde, “Aux Etats-Unis, la Cour suprême limite le pouvoir de l’Etat fédéral dans la lutte contre le changement climatique”, 30 juin 2022




L’économie régénérative en action : Reel paper, le papier essuie-tout qui permet de préserver nos forêts



1. Produire du papier toilette sans couper des millions d’arbres ? C’est le défi que s’est lancé Reel Paper, une entreprise américaine qui fabrique du papier pour la salle de bain composé à 100% en bambou. Le but : ne plus couper d’arbres tout en sensibilisant le plus grand nombre à l’importance des forêts pour notre planète.


2. Pourquoi utiliser le bambou dans la confection de leurs produits ? Tout simplement parce que son rendement est 30 fois plus important que les végétaux feuillus utilisés en temps normal, et qu’il permet de fixer et de retenir 30% de plus de CO2 que les arbres. Et, accessoirement, il évite de raser des forêts !


3. Une initiative qu’on aimerait bien saluer quand on sait que la fabrication de papier toilette nécessite d’abattre 10 millions d’arbres par an - soit une moyenne de 27 000 arbres par jour !



Une entreprise qui lutte contre la déforestation en transformant notre manière de consommer du papier : à quand la même chose en France ?




Une idée qui nous trotte dans la tête


Vous connaissez le Loto du Patrimoine, ce Loto qui finance la rénovation du patrimoine architectural français ? Cette initiative, portée par Stéphane Bern, a permis d’injecter près de 20 millions d’euros par an dans plusieurs centaines de chantiers, dont 18 “emblématiques” du patrimoine culturel français.


Une idée qui nous trotte dans la tête depuis des mois est d’encourager la FDJ à créer, à l’image du Loto du Patrimoine, un “Loto du Climat” permettant de financer des projets de restauration du patrimoine naturel du pays - ce qui permettrait directement de protéger la biodiversité, de créer ou restaurer des puits de carbone (forêts, prairies, marais…), de nettoyer des sols pollués ou des lits de rivières…bref, d’aider la Nature à se régénérer.


Le tout en permettant aux chanceux gagnants de devenir millionnaires !


Pour nous l’idée est si évidente qu’elle devrait voir le jour, et le plus vite sera le mieux. Si vous voulez nous donner un coup de pouce pour convaincre la FDJ, cliquez sur “oui” sur ce sondage informel Linkedin dans lequel la FDJ est identifiée! On ne sait jamais, ça pourrait fonctionner :)




 

L’info (in)utile pour briller en société


8%


C’est le montant total des émissions de gaz à effet de serre dues au tourisme. Cet été, prenez le train plutôt que l’avion ou la voiture - et évitez les vacances à la Karim Benzema !




Merci Karim de nous montrer la voie vers une vie plus frugale et moins polluante !